Palette imparfaite
Publié le 30 Mars 2008

Cette palette printanière que tu nous offres aujourd'hui nous jouerait presque les quatre saisons si elle n'avait oublié l'hiver ... Cet hiver d'ailleurs qui, après avoir été le grand absent de la partition annuelle, risque bien de se rappeler brutalement à nous au grand dam des amateurs de chaleur et, pire encore, des exploitants agricoles ...
Tes rosiers nous mettent déjà le cœur en automne avec les couleurs flamboyantes de leur renaissance et nous rappellent, sans fausse note, les beaux couchers du soleil automnal sur les arbres rougissants. A quelques pas de là, ce sont les premières fleurs qui nous mettent dans le cœur un beau ciel d'été. Sans nuage ... Levons la tête ... Le spectacle se joue en hauteur aussi ! Les chatons, graciles, symbolisent à la perfection la légèreté et la fragilité du printemps, un printemps que tout le monde attend mais qui a parfois bien du mal à trouver la place qui lui revient.
Les saisons sont si soudées qu'elles se font des clins d'œil, s'emmêlent et s'interpellent ! Vivaldi y perdrait son latin ! C'est un petit jeu qui nous vole franchement au-dessus de la tête sans que nous puissions y changer grand chose et dont nous subissons les conséquences. Quoique, parfois, à décortiquer finement les sautes d'humeur du temps, on se dit que ce ne sont plus simplement des caprices et que le malaise est bien plus profond ... Peut-être finalement avons nous, sinon notre mot à dire, un grand rôle à jouer ...
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Je vous souhaite à tous un excellent dimanche !
Trevlig söntag !