Romane Bohringer sème de l'émotion sur le Saulcy
Publié le 25 Janvier 2007
Allez, pour tous ceux, nombreux, qui étaient venus hier soir au théâtre du Saulcy à l'invitation de l'Université de Metz et à la rencontre de Face de Cuillère, je ne résiste pas et je vous livre à nouveau un extrait très choisi de ce merveilleux texte de Lee Hall interprété à la perfection par Romane Bohringer, à la fois drôle et terriblement émouvante. Ce texte est la version originale. Romane, vous l'aurez remarqué, l'a façonné pour mieux se l'approprier ...

"Quand le monde a été fait, dieu l’a fait à partir d’étincelles magiques et les étincelles magiques se sont répandues partout, et dans chaque chose il y a une étincelle au fond, mais ça fait longtemps que le monde a été fait et maintenant, elles sont tout au fond des choses. Et le sens de la vie, c’est de retrouver l’étincelle. Quand on rencontre quelqu’un et qu’on lui dit bonjour, ou si on lui raconte une blague, ou qu’on dit qu’on l’aime ou qu’on essaie d’aider quelqu’un ou qu’on voit quelqu’un qui est triste ou blessé ou qui a perdu tout son argent ou qui a été tabassé ou qui se sent un peu déprimé ou qui a faim ou qui vous demande l’heure ou peut-être qui a raté son train, tous ces gens, ce dont ils ont besoin, c’est qu’on les aide. Et ceux qui ont inventé ça, quand ils voyaient les gens discuter, ils voyaient l’étincelle passer entre eux, les étincelles sautaient de tous les côtés comme l’électricité, des étincelles que dieu avaient mis là, il les avait mises en chacun d’entre nous pour que chacun puisse la trouver dans l’autre, et ce faisant fabriquerait d’autres étincelles. Et avant, les gens âgés, ils voyaient les étincelles et quand les gens se rencontraient, les étincelles jaillissaient de l’endroit où elles étaient cachées pour s’élever au ciel par delà le firmament à travers les nuages au-delà du soleil et elles brillaient dans tout l’univers. C’était quoi le sens de tout ça ? C’était d’éclairer. C’était trouver l’étincelle en nous et la libérer."