Voile : un nouveau duo sur l'eau

Publié le 31 Janvier 2007

Voilà, je sais, peut-être que vous vous en moquez, mais moi, ça m'a fait quelque chose : le Gitana XIII a été mis à l'eau pour la première fois hier à Vannes. La veille de la mise en application de l'interdiction de fumer dans les lieux publics ... C'est un beau clin d'œil, je trouve. Et dire que ça n'est sûrement pas fait exprès.

Voilà, après cette parenthèse, je souligne que le Gitana XIII est un bateau, un catamaran de 33 mètres qui va entamer une belle aventure avec le marin de l'année 2006, le Normand Lionel Lemonchois ... mais si, vous savez, le brillant vainqueur de la Route du Rhum cet automne ; il a explosé le record de la course en 7 jours et 17 heures avec le ... Gitana XI (sur la photo). Derrière ce couple prêt à affronter les mers du Globe, il y a un autre géant des océans : Loïck Peyron.

Si un marin lit ce billet : j'aimerais qu'il m'explique. On dit toujours que ça porte malheur de débaptiser un bateau, or ce bateau a vécu déjà, et bien vécu, sous d'autres identités : Innovation Explorer, Orange I (vainqueur du Trophée Jules Verne en 2002 barré par Loïck Peyron, vous suivez ?), puis en 2003 Kingfisher, avec pour skipper la fantastique Ellen MacArthur. Ah, une chose encore, son port d'attache sera La Trinité ... Personne n'est parfait !

On attend avec impatience le programme de ce nouveau duo des mers. Avant de savourer leurs exploits, je vous livre quelques extraits de l'interview de Lionel Lemonchois pour le site officiel de la Route du Rhum, lors de son arrivée à Pointe-à-Pitre :

"C'est comme dans un rêve. Je suis dans un rêve, je suis dans un rêve... Pendant toute la course, le bateau a été magique. Il a répondu parfaitement à tout ce que je lui demandais, on a formé un tandem formidable. Et je vais finir par croire que je sais faire du bateau! On s'habitue à la vitesse. Quand le bateau naviguait au-dessous de 25 noeuds j'avais l'impression de me traîner... et en même temps Gitana 11 ne m'a jamais stressé. Même à 35 nœuds, sous pilote automatique, je n'ai eu à aucun moment la sensation que c'était trop ou qu'on se mettait en danger. Honnêtement, je ne me suis fait une petite frayeur qu'une seule fois, dans la bascule derrière le front au début. C'est la seule fois où j'ai tout choqué en grand, mais c'était de ma faute, pas celle du bateau. J'étais tout seul sur mon petit bateau, sur mon nuage. Ce qui m'angoissait le plus c'était d'affronter tout ce monde qui me regarde à l'arrivée, mais ça va un peu mieux, vous me faites moins peur maintenant..." 

 

 

 

 

Photos : site officiel de la Route du Rhum : http://www.routedurhum-labanquepostale.com

Rédigé par Bandolera

Publié dans #Coup de coeur

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J
Puisque vous aimez les choses élégantes, allez donc découvrir, chère Madame, les aquarelles de Marc P.G. Berthier sur la voile, la mer et la côte (qui comme on le sait n'est belle que vue de la mer),  et vous saurez pourquoi les trimarans trouvent leur origine chez les poissons volants. C'est de la poésie à l'état pur. Et, en godillant sur vos rêve vous saurez pourquoi l'on dit... plus que je borde moins ma grand-voile et moins que j'avance plus vite.
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