Sarah Teulet, créatrice au fil de l'eau
Publié le 5 Avril 2007
Discrète et pétillante, Sarah Teulet vit la vie en XXL au milieu des canards et des poules d'eau, dans son petit coin secret. Sous le charme, nous avons choisi, Jean-Louis Baudoux et moi de la rencontrer et de vous la présenter. A découvrir bientôt sur Jérico, je vous tiens au courant !
Sarah Teulet a été formée à la faculté d'arts plastiques de Strasbourg. Cette graphiste très créative a ensuite su concrétiser un projet personnel : créer sa petite entreprise. "Choisir d'avoir un travail indépendant, c'est choisir d'être soi-même dans la société" insiste Sarah, "c'est aussi un choix de vie de vivre sur une péniche, et un choix de travail de se concentrer dans des domaines que j'affectionne plus particulièrement, même s'ils sont plus étroits."
Elle a donc lancé le studio graphique "Poisson Pilote", né en Alsace et qui a grandi en Moselle, travaillant dans différents domaines, souvent culturels, liés à la musique, au cirque et au théâtre. Ce déménagement, ça a été pour elle presque un redémarrage.
La cerise sur le gâteau, et Sarah est loin d'oublier cette expérience, c'est l'affiche du Nancy Jazz Pulsations qui accorde chaque année sa confiance à un ou une artiste différent. En 2004, c'est elle qui a été choisie, "un travail intéressant parce qu'il était assez libre", souligne-t-elle. Sarah travaille aussi pour le festival jeune public "La Marelle" à Maizières-lès-Metz et pour le festival de cirque Eole à Montigny-lès-Metz. La graphiste a aussi des projets pour le Théâtre de cristal de Vannes-le-Châtel.
Il lui reste des rêves à accomplir, notamment séduire par son travail des troupes qu'elle admire. C'est aussi pouvoir encore un peu plus se libérér au travers de sa peinture. Parce que Sarah est peintre dans l'âme. Elle signe ses oeuvres du nom de Yaya, une artiste touche à tout qui prend un immense plaisir à maquiller, retravailler, couvrir la toile de base dans une sorte de "petite cuisine" très personnelle. "La peinture et le graphisme ..., les deux viennent se nourrir et donnent une dynamique", explique Sarah. "Le travail de graphiste se fait plus dans la pression et on a moins le temps de réfléchir, de se lâcher."
Sa façon de travailler est résolument optimiste, avec des visuels très gais. "Dans mon travail, c'est toujours le vivant qui va m'inspirer, c'est sur ces moments de vie qu'il va y avoir des choses qui vont remonter". Et face au temps qui file, sa vie de peintre déborde parfois dans la nuit, "qui est une source d'inspiration aussi", reconnait-elle.
Sarah expose, de préférence dans des petits lieux très conviviaux, où l'on n'a pas peur d'entrer, des magasins, des salles de spectacle, des chapiteaux de cirque ... La prochaine est prévue en octobre dans un petit village vosgien, Mandray, une expo sur le thème du cirque avec des artistes circassiens qui interviendront de temps en temps. Pour ceux qui sont plus loins, vous puvez admirer ses oeuvres dans sa galerie virtuelle !
Tiens, au fait, pourquoi le studio s'appelle-t-il Poisson Pilote ? "Parce que c'est le poisson qui guide des poissons plus gros" explique Sarah. "C'était un clin d'oeil au monde de l'eau. Je travaille seule mais j'essaie d'être à l'avant-garde et de donner à ce que je propose une direction intéressante".